Monuments d'églises 20ème Siècle
Au XXe siècle (v. 1901–2000), les monuments d’église sont profondément marqués par la modernité, les conflits mondiaux et l’évolution des attitudes envers la religion et la mémoire. Les formes traditionnelles de commémoration déclinent fortement, remplacées par des monuments muraux sobres, des inscriptions et des mémoriaux collectifs, en particulier ceux liés aux deux guerres mondiales.
Les monuments de ce siècle sont généralement retenus, textuels et commémoratifs plutôt que monumentaux. La sculpture figurée devient rare, et les tombeaux à effigie disparaissent presque entièrement, ne subsistant que dans quelques exemples exceptionnels ou délibérément historicisants. La simplicité formelle reflète à la fois les sensibilités esthétiques modernes et une prudence théologique accrue.
Les monuments muraux dominent, souvent en pierre, en bronze ou en marbre, mettant l’accent sur les noms, les dates et le sacrifice collectif plutôt que sur l’affirmation individuelle. Le symbolisme tend vers l’universel — croix, couronnes de laurier, formes abstraites — au détriment de l’imagerie narrative ou héraldique.
Le monument d’église du XXe siècle incarne ainsi une transformation profonde de la culture commémorative. La mémoire devient collective, discrète et méditative, façonnée par des pertes d’une ampleur sans précédent et par une compréhension moderne de la foi, de l’identité et de l’histoire.