Royley de Burton-upon-Trent, Richard & Gabriel

Active: fin du XVIe siècle – début du XVIIe siècle

L’atelier Royley de Burton-upon-Trent, associé à Richard Royley et Gabriel Royley, est actif de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle et s’inscrit dans la longue tradition anglaise de la production de monuments funéraires en albâtre.

À cette période, Burton-upon-Trent s’impose comme un centre majeur de la taille de l’albâtre et, à la fin du XVIe siècle, ses artisans ont largement supplanté les ateliers plus anciens de Nottingham, qui dominaient la production d’albâtre anglais à la fin du Moyen Âge. Les Royley comptent parmi les noms les plus fréquemment associés à cette industrie des Midlands.

Dans la littérature antiquaire et architecturale, notamment chez Pevsner, les monuments sont souvent attribués conjointement à « Richard et Gabriel Royley » ou plus largement à des « artisans de l’albâtre de Burton-upon-Trent », reflétant la nature collective et artisanale de la production. Les sources conservées ne permettent pas de distinguer avec certitude les œuvres de Richard et de Gabriel pris individuellement.

Les monuments associés à l’atelier Royley utilisent des formules éprouvées de l’albâtre anglais : effigies couchées ou agenouillées, encadrements architecturaux, programmes héraldiques et un traitement mesuré de la figure humaine. Leur production illustre la persistence et l’adaptation des traditions médiévales tardives de l’albâtre dans les périodes élisabéthaine et jacobéenne.

Le nom des Royley doit ainsi être compris comme celui d’une identité d’atelier, inscrite dans un contexte régional et industriel, plutôt que comme celui d’un auteur individuel au sens moderne.

 

Œuvres