Tomb of Agnes Sorel - Loches, France

Attribution
début du XVIe siècle
Tomb of Agnes Sorel - Loches, France

L’effigie funéraire en marbre d’Agnès Sorel représente la défunte allongée en prière, les mains jointes, la tête soutenue par des anges. Le traitement sculptural se distingue par un naturalisme doux, particulièrement sensible dans le modelé du visage et des mains, et par une impression de calme et de sérénité plutôt que de rigueur pénitentielle. Les anges, étroitement associés au corps, soulignent l’idée d’intercession et l’espérance du salut.

Bien qu’Agnès Sorel soit morte en 1450, l’effigie est généralement datée du début du XVIe siècle et attribuée à Michel Colombe . Son style témoigne de la transition entre la sculpture gothique tardive et les premières formes de la Renaissance française, alliant retenue dévotionnelle et attention nouvelle portée à la figure humaine. L’œuvre présente de fortes affinités avec les commandes de cour attribuées à Colombe dans la vallée de la Loire.

Contexte historique

Agnès Sorel, maîtresse du roi Charles VII de France, eut plusieurs filles de cette union. L’une d’elles, Charlotte de Valois, épousa Jacques de Brézé, qui la fit tuer après l’avoir surprise avec l’un de ses veneurs. Leur fils, Louis de Brézé, accéda à de hautes charges en tant que grand sénéchal de Normandie et grand veneur de France, et épousa Diane de Poitiers, future maîtresse du roi Henri II de France