Monuments d'églises 16ème Siècle

1501–1600

Au XVIe siècle (v. 1500–1600), les monuments d’église connaissent une transition majeure, passant du gothique tardif aux styles de la Renaissance, dans le contexte de la Réforme (à partir des années 1530). Les cuivres dominent la commémoration des classes moyennes, tandis que les tombeaux d’albâtre restent privilégiés par les élites. Parallèlement, les bouleversements religieux entraînent une réduction marquée de l’imagerie catholique explicite.

Les monuments de ce siècle sont transitoires : cuivres gothiques et chevaliers d’albâtre cèdent progressivement la place à des tablettes renaissantes et à une retenue d’inspiration protestante, reflétant l’évolution de la foi, de la mode et les tensions de la Réforme.

Cette période représente à la fois l’âge d’or et le chant du cygne des cuivres commémoratifs en Angleterre. Ces plaques gravées, posées à fleur de sol ou intégrées aux murs des églises, atteignent un sommet par leur taille, leur qualité artistique et leur diffusion sociale, avant de décliner rapidement après 1600. Elles constituent des témoignages essentiels de la société tudorienne, de la théologie réformée et du savoir-faire artisanal.

Le XVIe siècle marque également la dernière floraison de la sculpture funéraire à effigie en albâtre en Angleterre. Jadis matériau privilégié des tombeaux nobles et gentilshommes (XIVe–XVe siècles), l’albâtre subit les ruptures de la Réforme, l’iconoclasme et la concurrence renaissante, tout en donnant naissance à certaines des figures les plus raffinées et émotionnellement expressives de l’art funéraire anglais.

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